Adobe AIR 2 : concilier le web et le local

Adobe AIR 2 : concilier le web et le local

Le logo d'adobe AIR

Le logo d'adobe AIR

Pour ceux d’entre vous (et je sais qu’il y en as plus d’un) qui utilisent Twitter, vous avez certainement choisi un client Twitter qui vous permet de lire vos tweets sans avoir à lancer un navigateur. Il peut vous permettre aussi de mettre à jour automatiquement votre statut Twitter et Facebook en même temps et suivre les évolutions de chacun des deux comptes. Vous ne vous en rendez pas forcément compte, mais ces petits bijoux sont le fruit d’une « petite » révolution et d’une façon de programmer un peu différente.

Vous n’êtes pas sans savoir que l’outil utilisé est le runtime d’Abode : AIR (pour Adobe Integrated Runtime).

Une application AIR n’est ni une application web, ni une application lourde, elle se place juste entre les deux. Elle se place dans le domaine des RIA (Rich Internet Application). Ce terme a d’ailleurs été introduit par Macromedia (racheté par Adobe) en mars 2002.

Après la version 1.5 qui a déjà rencontré le succès dont on vient de parler, Adobe se décide à publier (en beta pour le moment) la version 2 de son runtime novateur. De nouvelles fonctions font leur apparition, et ce n’est pas n’importe lesquelles :

  • Support des imprimantes avancé
  • Support des connexions SSL
  • Gestion du réseau avancée
  • Gestion du multi-touch

On s’approche donc des capacités basiques d’un client lourd, avec cette capacité géniale à interagir profondément avec les web-services qui existent déjà.

Si vous ne voyez pas exactement ce qu’il est possible de faire avec un tel outil, voici une petite liste (s’orientant vers Twitter et Facebook, au moins tout le monde connaît)

  • Imprimer certains de vos tweets
  • Transferts de fichiers entre Tweetos
  • Chat avancé basé sur les amis Facebook
  • Mise en ligne d’un article sur plusieurs blogs

Et ce n’est bien sûr que ce qui me passe par l’esprit sur le moment, mais il existe très certainement des centaines d’autres possibilités. Et ces fonctionnalités sont très largement applicables au monde de l’entreprise : réutilisation avancée des web-services déjà présents par exemple.

Ce qui est intéressant, c’est de voir des grandes entreprises telles qu’Adobe se tourner vers la programmation orientée Web (une future nouvelle appellation ?) qui permet de ne plus penser à un gros serveur effectuant tous les traitements, de ne plus se cantonner à un simple navigateur  pour une application web et d’éviter d’avoir à intégrer du Flash avec son long temps de chargement…

L’avantage d’utiliser AIR est donc de pouvoir sortir votre site d’un navigateur pour le mettre au niveau des autres applications, de pouvoir le faire gratuitement, et facilement.

Liens intéressants :

http://labs.adobe.com/technologies/air/ et http://labs.adobe.com/technologies/air2/

2 Comments

  1. Grunt · 21 février 2010 Reply

    Cette description n’est pas exhaustive. Adobe AIR promet aussi:
    – un logiciel propriétaire intégré au navigateur, et non contrôlable par l’utilisateur,
    – la prise en charge des DRM,
    – la poursuite de l’invasion du Web par des applications binaires et non-intéropérables,
    – la non prise en charge des plateformes et architectures qui n’intéressent pas Adobe, au détriment de l’universalité du Web,
    – comme pour Acrobat Reader et le plugin Flash, une bonne dose de failles de sécurités. Et vu que les spécifications du format des applications « AIR » ne sont pas normalisées, personne ne pourra développer d’application différente permettant de choisir.

  2. Albin · 21 février 2010 Reply

    Bonjour Grunt.
    Manifestement, tu es totalement contre Adobe.
    Cependant, nous rappellerons ici :
    – AIR n’est pas intégré au navigateur, justement c’est tout le concept de AIR, c’est une application externe.
    – DRM, AIR ? Rapport ?

    Après, tu ne fais que te ramener à une négation du web par Adobe, alors que là nous parlons d’une application côté client, ce qui n’a aucun rapport avec le navigateur utilisé, justement tout l’intérêt est là.

    Et pour terminer, je ne comprends pas le sens de la dernière phrase. Le VB.Net n’est pas très libre, et pourtant il a énormément de concurrents.

    Et pour terminer, Adobe AIR a des sources libres. La seule interdiction est de le redistribuer.

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